samedi 25 novembre 2017 à 9h

Nationale feministische manifestatie

Zaterdag 25 november 09:00-20:00 |

Nationale feministische manifestatie

Geweld tegen vrouwen, een gemeenschappelijke verantwoordelijkheid!

Omdat geweld tegen vrouwen voorkomt in verschillende vormen en overal aanwezig is: in de familie, op het werk, op school, in de media, in overheidsinstellingen, op straat, … En dit zowel in België als elders in de wereld;

Omdat het leven van vrouwen elke dag gevaar loopt en vrouwen dagelijks geconfronteerd worden met de gevolgen van geweld op hun gezondheid, hun economische onafhankelijkheid, hun familie, hun mobiliteit, …;

Omdat klachten al te vaak geseponeerd worden of niet in acht worden genomen, de daders worden niet veroordeeld;

Omdat de zelfstandigheid van vrouwen bemoeilijkt wordt door een ultraliberale besparingspolitiek terwijl economische onafhankelijkheid een absolute voorwaarde is om een einde te kunnen stellen aan situaties van geweld;

Omdat geweld meestal door mannen wordt uitgevoerd;

Omdat geweld tegen vrouwen wordt gebruikt om de macht en de controle van mannen in stand te houden;

Omdat geweld tegen vrouwen gebaseerd is op gender en uitgeoefend wordt op vrouwen;

Omdat ze vrouw zijn.

Dit kan zo niet verder!

Gendersensitieve cijfers zijn nodig om de ware omvang van het probleem in ons land te meten en gepaste preventiemaatregelen te nemen;

Budgettaire inspanningen moeten geleverd worden om de strijd tegen geweld te ondersteunen, bescherming, opvang en begeleiding van slachtoffers te garanderen en de schade die ze leedden, te herstellen;

De bestaande diensten moeten versterkt en vermenigvuldigd worden;

De activiteiten van verenigingen die strijden tegen geweld en voor zelfstandigheid van vrouwen moeten erkend, ondersteund en verdergezet worden;

Er moet geïnvesteerd worden in systematische en permanente vorming van eerstelijnsprofessionals en andere betrokken professionals (politie, justitie, ziekenhuizen, …).

Over heel de wereld groeit de beweging om geweld tegen vrouwen aan te klagen (ni una menos in Latijns-Amerika, non una di meno in Italië, de internationale vrouwenstaking op 8 maart, enz.). Laat deze beweging ook in België groeien!

Verenig jullie, samen met ons, in een nationale feministische manifestatie op 25 november 2017.

Mirabal is een platform van feministische bewegingen die strijden tegen geweld tegen vrouwen.

Waarom Mirabal? Op 25 november 1960 werden de 3 gezusters Mirabal, activistes tegen de dictatuur van Rafael Trujillo in de Dominicaanse Republiek, brutaal vermoord in opdracht van de dictator. In 1981 werd deze dag uitgeroepen tot internationale dag tegen geweld op vrouwen.

Source : http://www.amazone.be/spip.php?article5782

Réagir

informations complémentaires et commentaires ajoutés par les lecteurs du site

Réagir

Soyez le premier à réagir

Traduction en Français

Par Anonyme, le 01/11/2017 à 08:53

Pour celles et ceux qui ne comprennent pas le néerlandais...

Appel à la manifestation du 25 novembre 2017

par la Plateforme Féministe contre les Violences Faites aux Femmes (Mirabal).

Les violences faites aux femmes, une responsabilité collective !

Les violences faites aux femmes s'exercent sous de multiples formes (sociales, économiques, physiques, sexuelles, verbales, psychologiques,…) et sont partout : dans la famille, au travail, à l'école, dans les médias et les institutions publiques, dans la rue…, en Belgique comme ailleurs. Malgré l'insuffisance des statistiques, les chiffres récoltés témoignent de l'ampleur des violences faites aux femmes dans notre pays.

On ne les voit pas, elles sont rendues invisibles par leur banalisation, leur minimisation, la culpabilisation des victimes, la confusion entre conflits de personnes et violences de genre, ou encore le sexisme ordinaire et celui des médias. Cette invisibilité contribue à leur persistance, malgré certaines prises de conscience.

Elles sont rendues invisibles par l'instrumentalisation raciste des violences faites aux femmes, laissant croire que ce sont d'autres cultures, d'autres pays qui sont concernés et pas le nôtre. Le discours sécuritaire se focalise sur la lutte contre le terrorisme, laissant dans l'ombre l'insécurité dans laquelle vivent les femmes, parce qu'elles sont femmes, dans l'espace privé comme dans l'espace public.

« (…) Si l'on estime également le fait que la plupart des actes de violence sont perpétrés par des hommes, il en faut peu pour comprendre que la violence à l'égard des femmes est de la violence structurelle - de la violence qui est utilisée pour maintenir le pouvoir et le contrôle des hommes. Ce constat est d'autant plus frappant au vu du caractère fragmentaire des tentatives de la police, des tribunaux et des services sociaux de nombreux pays pour venir en aide à ces femmes. » Cette déclaration est contenue dans « la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique ». Ce texte majeur signé en 2012 « repose sur l'idée qu'il s'agit d'une forme de violence fondée sur le genre dans la mesure où elle est exercée sur les femmes parce qu'elles sont des femmes ».

La Convention constitue un outil pour aider les états européens à prendre des mesures concernant la prévention, la protection des victimes, la poursuite des auteurs et le développement de politiques intégrées. La Belgique a ratifié la Convention en mars 2016 et les différents plans de lutte contre les violences faites aux femmes ou basées sur le genre à tous les niveaux de pouvoir se réfèrent à ce texte. Mais de nombreux points de cette Convention ne sont toujours pas appliqués (en matière de médiation dans les situations de violence conjugale, de respect des droits des victimes en séjour précaire, de prise en compte des violences dans la détermination des droits de garde et de visite des enfants,…), laissant penser que malgré ces avancées prometteuses au plan législatif, la sécurité concrète des femmes et le respect de l'égalité ne sont pas au centre des préoccupations.

Trop souvent encore, les plaintes ne sont pas prises au sérieux ou sont classées sans suite, les auteurs ne sont pas condamnés. En parallèle, l'autonomie des femmes est fragilisée par des politiques d'austérité ultralibérales alors que l'indépendance économique est une des conditions indispensables pour mettre fin aux situations de violences. Des efforts budgétaires beaucoup plus significatifs et durables doivent être faits pour soutenir la lutte contre les violences, pour assurer la protection, l'accueil et le suivi des victimes, ainsi que la réparation des préjudices qu'elles ont subis. Les services offerts doivent être renforcés et multipliés. Les actions des associations qui luttent contre les violences et pour l'autonomie des femmes doivent être reconnues, soutenues et pérennisées. La formation des intervenants de première ligne et des professionnels concernés doit être systématique et continue. La cohésion entre les différentes entités et niveaux de pouvoirs du pays doit produire un dispositif de lutte efficace et cohérent.

Tous les jours, des femmes risquent leur vie ou vivent les conséquences - sur leur santé, leur autonomie économique, leur famille, leur mobilité,… - des violences.

Cela ne peut plus durer ! C'est pourquoi nous appelons à se mobiliser pour montrer notre détermination, manifester notre solidarité avec les victimes et obtenir un engagement plus massif des pouvoirs publics à se positionner fermement et à consacrer les budgets nécessaires.

En Belgique aussi, rejoignons le mouvement qui grossit de par le monde (ni una menos en Amérique latine, non una di meno en Italie, la grève internationale des femmes du 8 mars,…) pour dénoncer les violences faites aux femmes. « Pas une femme de moins ! ».

Mobilisons-nous dans une grande manifestation nationale féministe ce 25 novembre 2017 !

http://www.amazone.be/spip.php?article5781&lang=fr