lundi 24 avril 2017 à 18h30

Yacouba Konaté

Libérons-nous en Zouglou - la contestation aux détours de l'esthétique africaine.

En Afrique, approcher l'art par le « bas », par le côté des couches populaires plutôt que par celui des élites, c'est aussi le prendre par le côté de la contestation, de l'exigence de libertés portée par ceux que révolte la faillite des appareils d'Etat confiscateurs, en collusion avec une mafia d'affaire souvent postcoloniale. Et c'est, en même temps, interroger les standards occidentaux en matière de jugement esthétique.

Yacouba Konaté instaure une théorie de l'histoire de l'art comme champ social et politique articulé aux contingences du réel africain, plutôt que comme un appareil de classification critique à décliner, ici comme là-bas, en Afrique comme ailleurs.

En suivant le parcours d'Alpha Blondy, la naissance du Zouglou, la commande d'une biennale « africaine » à Dakar, Yacouba Konaté ne nous apprend pas seulement à remettre en question nos évidences et nos représentations sur l'Afrique - continent composite -, le peuple, l'art, l'institutionnalisation et ses ruses.

Ironiste discret, il nous exerce à nous déprendre des prégnances dominantes. Car l'identité n'est pas d'essence. Elle se fait, elle se produit. C'est, comme la liberté, une performance.

Source : http://www.halles.be/fr/completeprogram/914/L
Source : message reçu le 30 mars 12h

Réagir

informations complémentaires et commentaires ajoutés par les lecteurs du site

Réagir

Soyez le premier à réagir