lundi 18 septembre 2017 à 12h

Marche rouge de colère pour le droit à un toit

lundi 18 septembre 2017 12:00

lieu : Place Saint-Jean Bruxelles

Droit à un toit ou droit dans le mur ?
Pour une VRAIE politique de lutte contre le sans-abrisme à Bruxelles

La crise du Samusocial ne serait qu'une déplorable « affaire » si elle n'avait surgi sur le fond d'un constat sur lequel La Strada vient de mettre un chiffre : depuis 2008, le nombre de personnes sans abri et mal logées a quasiment doublé à Bruxelles[1]. Cela sonne comme un échec cinglant de la politique en la matière. Les causes de cet échec incluent, entre autres, l'opacité des pratiques et des arbitrages politiques, un manque général de moyens accordés aux acteurs de terrain, la mise en concurrence de ces acteurs, le manque de prise en considération de leurs avis et recommandations lancinantes, leur inscription forcée dans les logiques intégratives de l'« État social actif », une augmentation frénétique des moyens financiers alloués à certains acteurs de l'urgence sociale, le manque catastrophique de logements accessibles et l'absence d'une politique de prévention digne de ce nom. Le secteur de l'aide aux sans-abris dénonce une politique de gestion des conséquences et réclame une politique intégrée, cohérente et ambitieuse de lutte contre le sans-abrisme, qui s'attaque également aux causes du phénomène.

Or, malgré les scandales liés à la Ville de Bruxelles, les pouvoirs subsidiants prévoient d'encore augmenter, dès 2017 et pour les années à venir, le budget alloué au Samusocial[2]. Parallèlement, une nouvelle ordonnance est sur le point d'être adoptée, qui crée une nouvelle mégastructure dont la position sera dominante. Au vu des dérives déjà constatées, il apparaît judicieux de contester, en concertation avec l'entièreté du secteur, la pertinence et l'opportunité de ces décisions.

La Commission d'enquête parlementaire consacrée au Samusocial délibère principalement sur des questions de gouvernance, et non sur l'organisation politique de la lutte contre le sans-abrisme. Nous appelons les parlementaires membres de cette commission, ainsi que tous les partis représentés au Parlement régional, à aller plus loin dans la réflexion, en mettant immédiatement sur pied une Assemblée décisionnelle, qui permette une véritable concertation avec le secteur, basée sur les données objectives déjà récoltées, les recommandations déjà formulées et les recherches déjà menées. Cette Assemblée décisionnelle arrêtera son propre agenda et définira ses urgences et priorités. En rassemblant tous les opérateurs concernés par la problématique − sans oublier les bénéficiaires, les politiques, les académiques, la société civile et les secteurs limitrophes[3] −, cette Assemblée décisionnelle dépassera la « Concertation de l'aide aux sans-abri »[4], qui doit par ailleurs être maintenue. Cette Assemblée doit aboutir à un consensus quant aux décisions à prendre, dès à présent et pour le reste de la législature. C'est elle aussi qui doit adresser une feuille de route aux décideurs de la prochaine législature.

Ensemble, nous pouvons faire de la crise du Samusocial une opportunité et rediriger les curseurs vers la fin du sans-abrisme.

Pour appuyer le présent appel, une marche rouge (de colère) − incluant tous les opérateurs concernés par la problématique, sans oublier les bénéficiaires, les politiques, les académiques, la société civile et les secteurs limitrophes − aura lieu le 18 septembre 2017, jour de la rentrée parlementaire.

Signez pour la constitution d'une assemblée décisionnelle

http://droitauntoit-rechtopeendak.brussels



MARCHE ROUGE DE COLERE du 18/09

Rendez-vous le lundi 18 septembre à partir de 12h, habillé(e) d'un sac poubelle, place Saint-Jean

Avant de rejoindre la place Saint-Jean, aboutissement de la "marche rouge (de colère)" du 18/9 de 12h à 14h, il convient de s'habiller d'un sac poubelle, dans lequel vous aurez pratiqué un trou pour votre tête et deux pour vos bras. Voir ici comment procéder.

L'idéal est de revêtir votre sac poubelle le plus tôt possible dans la matinée. Vous attirerez ainsi l'attention de votre conjoint au petit déjeuner, des piétons dans la rue, des navetteurs dans le métro, des clients dans la boulangerie, de vos collègues de travail, etc., et vous pourrez leur expliquer le but du mouvement, leur donner un tract (voire un sac poubelle déjà prêt à l'emploi) et les inviter à rejoindre la marche.

L'idéal est de se rendre à la place Saint-Jean du plus loin possible à pied. Ainsi, à mesure que les « marcheurs rouge (de colère) » s'en rapprocheront, ils seront de plus en plus nombreux sur les trottoirs, pour finalement remplir totalement la place Saint-Jean.

Le timing choisi (12h - 14h) permet de combiner la pause déjeuner et la participation à la marche.

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