mardi 23 mai 2017 à 12h

Comment résister à la bureaucratisation du travail socio-culturel ?

Présence et Action Culturelles est heureux de vous inviter à sa rencontre-débat, le mardi 23 mai (12h à 14h), afin d'échanger ensemble autour de cette question.

Le travail socio-culturel, notamment dans le secteur de l'éducation permanente, est aujourd'hui en crise. A l'image de la société qui l'a créé et dans laquelle il évolue. Le financement du monde associatif, véritable garant du bon exercice de ses missions, est paradoxalement devenu la source de tensions et de malaises, chez les travailleurs-euses, dans les associations et dans les institutions publiques. Pris en tenaille entre la nécessité imposée et répétée de faire mieux et plus avec toujours moins de moyens, mais aussi de répondre à des exigences légitimes mais contraignantes provenant des autorités subsidiantes, beaucoup avouent osciller entre démotivation et souffrance professionnelle.

Aujourd'hui, travailleurs-euses et associations tirent la sonnette d'alarme : le temps consacré à la recherche de financements puis à leur justification réduit considérablement le temps de travail de terrain avec les publics bénéficiaires de nos actions. Quel temps reste-t-il pour penser, mener et faire évoluer nos projets réels au regard du temps requis à la justification au sens large de nos actions elles-mêmes… ?

Comment résister ? Comment dénoncer et arrêter ce glissement d'un métier de terrain, d'acteur-trice socio-culturel-le vers un métier de gestionnaire, financier et humain, déconnecté des actions d'éducation populaire et de leur temporalité particulière souvent incompatible avec celles de nos obligations administratives ? Comment évoluer ensemble, travailleurs-euses, associations et institutions, pour repenser nos relations et nos interdépendances tout en permettant à chacun-ne d'effectuer ses missions ?

Autant de questions qui seront débatues avec :

  • Nancy Hardy
    coordinatrice pédagogique chez Présence et Action Culturelles et formatrice-coordinatrice à l'Université populaire de Liège
  • Farah Ismaïli
    directrice de la Fesefa, la Fédération des Employeurs des Secteurs de l'Éducation permanente et de la Formation des Adultes
  • Jacques Moriau
    sociologue et chercheur à l'Université Libre de Bruxelles

Source : message reçu le 9 mai 11h

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