vendredi 3 mai 2013 à 20h30

Wassila Tamzali : Le féminisme islamique à l'épreuve des révolutions et contre-révolutions arabes


Vendredi 3 mai 20:30-22:00 | CCLJ - 52, Rue de l'Hôtel des Monnaies - 1060 Bruxelles

 <em>Le féminisme islamique à l'épreuve des révolutions et contre-révolutions arabes</em>

En collaboration avec le Centre d'Action Laïque. Débat animé par Julie Pernet (CAL)

La question de la liberté est au coeur du débat sur les femmes issues de cultures dites musulmanes. Se mettre en esclavage volontairement serait un geste qui « produit » de la liberté. Accepter volontairement d'être la deuxième, troisième ou quatrième épouse d'un homme algérien ou marocain ferait de la polygamie une pratique de liberté. Choisir de se voiler deviendrait un symbole de liberté. L'Europe, en encourageant ce genre de démarche, en favorisant dans ses universités les recherches sur le dit « féminisme islamique » au détriment d'autres recherches trouve là une voie bien hasardeuse pour atteindre ce fameux islam européen que nous espérions paré de toutes les vertus de la modernité, laïcité, féminisme et démocratie.

Wassyla TamzaliNée en Algérie en 1941, Wassyla Tamzali exerce comme avocate à Alger de 1966 à 1977 puis devient, de 1979 à 1999, directrice du programme sur les violations des droits des femmes au sein de la division des Droits de l'homme et de la paix de l'Unesco. Elle a notamment rédigé le rapport sur le viol comme arme de guerre, eu égard à la situation en Bosnie-Herzégovine. En 1989, elle rejoint le Front des Forces Socialistes et occupe des fonctions dans les instances dirigeantes de ce parti. Engagée dans le mouvement féministe maghrébin en 1992, elle a été cofondatrice du Collectif Maghreb égalité pour un dialogue entre les peuples de la Méditerranée, dont elle devient la directrice exécutive en 2006. A partir de 1996, elle dirige le programme de l'Unesco pour la promotion de la condition des femmes de Méditerranée. En 2001, elle est nommée vice-présidente du Forum international des Femmes de la Méditerranée et, en 2005, elle participe à l'organisation du 10ème Congrès mondial des études féministes sur les migrations. En 2007, elle publie ses impressions sur la guerre d'indépendance de son pays "Une éducation algérienne". En 2009, dans "Une femme en colère. Lettre d'Alger aux Européens désabusés", elle questionne les Occidentaux qui, au nom de la "laïcité ouverte" et du respect de toutes les religions, n'hésitent pas à sacrifier les droits fondamentaux des femmes. Ses activités culturelles et militantes l'ont dirigée vers un féminisme universel et laïc, elle reste déconcertée face à certaines féministes européennes actuelles qui défendaient il y a peu la liberté et le droit à l'égalité comme inaliénables, et voient aujourd'hui ces droits comme conjoncturels. La laïcité « est une nécessité absolue » pour assurer et préserver la cohésion sociale.

Membres 6.00 € | Non-membres 8.00 € | Étudiants & sans emplois 3.00 €

Où : CCLJ - RESTAURATION POSSIBLE AU FOYER DU CCLJ DÈS 18H30

Quand : 03/05/2013 à 20:30

Informations et réservations : 02/543.02.70 ou info@cexclj.be ou réservation en ligne.


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